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Les sciences fondamentales intéressent-elles vraiment la France de 2021 ?

    Il est bien évidemment présomptueux de se faire, seul, une idée globale de ce que pensent mes concitoyens. Mais s’interroger sur un sujet récurrent n’est pas non plus interdit : « Les Français s’intéressent-ils vraiment aux sciences lorsqu’elles ne sont pas politiques, sociales et de l’ordre du psychologique ? »   Le site cosmoquant.fr n‘a pas dix-huit ans cette année mais il poursuit une lignée de tentatives éditoriales commencées il y a dix-huit ans. A force de capitaliser l’expérience, il a acquis une forme de maturité.  Pour cette raison, et avec de nombreux autres supports médiatiques, il s’interroge depuis plusieurs années sur l’intérêt que portent réellement les Français à la science et sur la nécessité de poursuivre un travail de diffusion du savoir en direction du public. Le doute l’envahit de plus en plus... au risque de lui faire lentement préférer la sphère anglo-saxonne, apparemment plus réceptive aux disciplines fondamentales.   Un congrés pour en discuter L’

Entre deux infinis, entre deux vides

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   Notre vie s’échelonne entre l’infiniment petit et l’infiniment grand. Le philosophe Pascal, en son temps, l’avait déjà remarqué. C’est vrai à deux titres au moins.  Tout d’abord parce que notre taille se situe de facto entre celle des gluons et celle des amas galactiques. Ensuite parce que nous sommes nous-mêmes constitués de vide interatomique que presque rien ne distingue du vide interstellaire et de gluons.  Nous vivons entre deux infinis qui sont tout à la fois en dehors et en dedans de nous. Mieux que Gulliver et tel un anneau de Moebius -dont chacun croit qu’il a deux bords alors que l’observation attentive révèle qu’il en a un seul- notre modeste entité est moins éloignée des deux infinis qu’elle ne le croit et nous ne faisons avec eux finalement qu’un. Tout est en rien et le rien est en tout.  Ce qui nous constitue c’est ce code génétique. Il fixe indirectement les limites topologiques des mouvements des molécules dont nous sommes bâtis en respectant les règles physiques hab

La recherche aujourd'hui.

  La recherche fondamentale Ce nouvel article voudrait dire mon ressenti à la lecture de certains blogs dédiés aux sciences et aux recherches scientifiques.   Le secret des dieux Lors de mes débuts, mon premier étonnement est d’avoir découvert des blogs et des forums de discussions sur lesquels les participants interviennent de manière anonyme. Je pensais à l’époque que les sciences n’avaient rien à cacher et pouvaient se faire en pleine lumière. Un peu de réflexion, quelques films sur le sujet (ex : Un homme d’exception) et quelques mésaventures personnelles (voir l'article : " Être pris pour qui on est vraiment " sur ce blog) m’ont assez rapidement convaincu du contraire. Pour le moins, j’ai compris que toutes les contrées de ce monde n’appréciaient pas l’ouverture d’esprit de manière équivalente et que, pour cette raison, il était parfois préférable d’avancer à visage masqué. Voir également mon article sur le site cosmoquant.fr : " Les forums sont-ils

Les méandres de la psyché : l'ego mis à nu.

  Les spéculateurs n’ont pas bonne réputation. Que ce soit dans le monde financier ou dans l’univers rationnel des scientifiques. Dans le premier cas, on les accuse de jouer sans règle ni retenue avec l’argent des particuliers, des entreprises, des banques, voire parfois même des états, en confondant les marchés avec un casino géant. C’est la raison pour laquelle on leur attribue quelques grands cracks boursiers et toute sorte de calamités expliquant peu ou prou les malheurs de la société occidentale actuelle. Il est vrai que celle-ci semble s’enfermer toujours plus dans le monde virtuel que ses évolutions technologiques ont créé. Dans le second cas, on les accuse (i) au mieux de perdre leur temps quand ils sont des amateurs passionnés et désintéressés comme moi ; (ii) au pire de perdre l’argent des contribuables ou des investisseurs privés quand ce sont des professionnels payés. Ils font naître dans la tête de nos contemporains une question d’ordre général : « Sont-ils utiles ?

Etre pris pour ce qu'on est vraiment.

    Le monde extérieur, le monde des autres, tout ce qui se trouve en dehors de mon enveloppe corporelle est dangereux ; a priori, par principe. Et il faut donc en avoir peur, s’en méfier.  Si un petit génie génétique et une éducation religieuse ont doté mon cerveau d’un esprit humaniste, confiant, généreux et ouverts aux autres, ils ne m’ont pas rendu service car les autres ne sont -bien souvent- pas comme moi.  Au lieu d’être des camarades, des amis, des frères et des sœurs ou des êtres bien-aimés, ce sont presque toujours des ennemis sanguinaires, des agressifs, des jaloux ou des indifférents à ma personne. Et de toute façon, l’humain n’est pas bon par nature ; il l’est uniquement et sporadiquement lorsqu’il a besoin du service des autres. Rien n’est gratuit, pas même le sourire comme aimait à le dire un de mes hôtes africains.  Cet état de fait explique pourquoi notre cerveau établit de multiples connexions entre les informations sensorielles dont il est le condensateur naturel. Ac

Quelques sagesses.

  Nos vies contribuent éventuellement à faire une statistique mais cette statistique ne détermine pas forcément nos vies. Il y a ce que nos cinq sens révèlent du monde et il y a tout le reste. Pour un être sensible donné, une information existe uniquement si elle peut être perçue, transcrite et décodée. Le corps humain ne dispose a priori pas de tous les récepteurs d’informations présents dans la nature. Voilà la raison simple pour laquelle tant de messages et de signaux nous échappent que pourtant les plantes et les animaux utilisent quotidiennement. Occuper et garder un poste de pouvoir s’apparente bien souvent à jouer une partie de rugby. Quand on tient le ballon ovale, tous -y compris même parfois les plus proches amis- veulent vous l’arracher des mains ou vous plaquer à terre. Même s’il ne s’agit que d’une illusion ou d’un rêve éveillé, la croyance en un monde égalitaire reste un moteur de vie préférable à celui qui trouverait son énergie dans la glorification de la loi du plus f