Etre pris pour ce qu'on est vraiment.

  Le monde extérieur, le monde des autres, tout ce qui se trouve en dehors de mon enveloppe corporelle est dangereux ; a priori, par principe. Et il faut donc en avoir peur, s’en méfier. 

Si un petit génie génétique et une éducation religieuse ont doté mon cerveau d’un esprit humaniste, confiant, généreux et ouverts aux autres, ils ne m’ont pas rendu service car les autres ne sont -bien souvent- pas comme moi. 

Au lieu d’être des camarades, des amis, des frères et des sœurs ou des êtres bien-aimés, ce sont presque toujours des ennemis sanguinaires, des agressifs, des jaloux ou des indifférents à ma personne. Et de toute façon, l’humain n’est pas bon par nature ; il l’est uniquement et sporadiquement lorsqu’il a besoin du service des autres. Rien n’est gratuit, pas même le sourire comme aimait à le dire un de mes hôtes africains. 

Cet état de fait explique pourquoi notre cerveau établit de multiples connexions entre les informations sensorielles dont il est le condensateur naturel. Accumuler les signaux pour mieux les comprendre et deviner par avance les dangers qui nous guettent. 

Paranoïa ? Non : prudence éclairée par de multiples expériences antérieures ...

© Thierry PERIAT.

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